Cet article : « ces œuvres qui nous révèlent », par Mademoiselle Bien-être , alias Caroline Morel, n’est donc pas de moi. J’ai apporté à sa demande mon éclairage.

Nous en avons discuté souvent et qu’est-ce que la bibliothérapie si n’est cela ?  une œuvre qui nous révèle ?
Vous pouvez retrouver cet article et bien d’autres sur son blog :  ici

Ces œuvres qui nous révèlent

ces-oeuvres-qui-nous-revelentSi vous êtes comme moi, à l’affut de tous les signes possibles venant de l’Univers et qui vous montrent votre chemin de vie, vous avez du vous rendre compte que ces signes peuvent prendre beaucoup de formes différentes : des plumes trouvées par terre, un cœur qui se forme dans la mousse de votre bain, un ange qui apparait dans les nuages, une conversation, des paroles de chanson au moment où vous allumez la radio, etc…..Il y a des signes « évidents », mais il y a aussi des messages plus subtils, messages que l’on ne comprend que bien plus tard. Ce sont des rencontres qui nous ont « frappés » sur le moment, mais dont le sens ne nous est accessible, parfois, que des années après.

Dans mon histoire personnelle, lorsque je remonte le film de ma vie, je remarque que les œuvres d’art ont parfois joué ce rôle. J’ai toujours été attirée par l’Art pictural. J’ai toujours vu mon papa peindre des tableaux et j’ai fait mes études en Arts Plastiques. Je suis toujours aussi émue devant certains aplats de couleurs ou accumulations de matières….J’ai étudié l’Histoire de l’Art, ce qui m’aide à comprendre le sens recherché par les artistes de la plupart des œuvres, mais il n’empêche qu’il se passe quelque chose de l’ordre de l’émotionnel avec certaines, bien au-delà de l’intellectualisation que l’on peut en faire. On peut, devant certaines œuvres ressentir une énergie particulière. Parfois, l’œuvre peut même nous transcender totalement.

L’énergie bleutée d’un Van Gogh

C’est exactement ce qui m’est arrivé il y a 25 ans. J’étais lycéenne en province et notre professeur d’Arts Plastiques nous avait organisé une visite sur Paris de deux musées. Nous avions le choix entre le musée d’Orsay et Beaubourg. Moi qui aime particulièrement l’Art Moderne, mon premier choix s’est donc tourné vers Beaubourg. Mais une fois arrivée à Paris, je ne sais pas pourquoi, « quelque chose » m’a fait changé d’avis. Et me voilà donc partie pour le Musée d’Orsay, râlant presque toute seule de mon choix !

autoportrait-van-goghLa visite était libre. De petits groupes se forment par affinités. Je chemine donc avec mes camarades de salle en salle. Puis, je finis par parcourir le musée seule. Mes yeux passaient de tableau en tableau, de salle en salle, sans émotion particulière. Puis, au détour d’un mur, j’aperçois une salle dédiée à Van Gogh. Je décide donc d’y pénétrer, et je me sens « appelée » à aller tout de suite au fond de cette salle. Je me retrouve instantanément happée, envahie, submergée d’émotions face à un tableau qui m’invitait à le pénétrer et qui me transcendait totalement. Je suis restée là, figée, pleurant, frissonnant, ne comprenant absolument pas ce qui était en train de se passer. Ce tableau je le connaissais. Vous le connaissez aussi certainement. Il s’agit de l’autoportrait bleu sur fond bleu, de Van Gogh, donc. Le bleu du fond de ce tableau m’ensorcelait. J’avais l’impression de ne plus toucher Terre. Cette œuvre vibrait sur la même énergie que la mienne……J’étais dedans, le tableau était moi et j’étais le tableau. Ce bleu envahissait toutes mes cellules. Ce souvenir est vieux, mais les sensations sont toujours aussi présentes !

J’ai donc passé 25 ans depuis avec ce souvenir. Sans savoir qu’un jour tout allait prendre sens. En effet, lors d’une séance, Frédérique Pétorin (dont je vous parle ici) m’explique qu’elle propose désormais des séances « couleur de l’âme » (pour en savoir plus, c’est là) . Frédérique a cette particularité de voir la couleur de notre âme. Elle me dit alors que mon âme à moi est bleue, ce qui explique pourquoi j’ai ce besoin permanent de communiquer et de diffuser…Elle me montre la couleur exacte sur un nuancier. En effet, cette couleur me parle fortement. Mais il m’a fallu encore quelques mois pour réaliser que ce bleu, c’est LE bleu de l’autoportrait de Van Gogh. Cet artiste a peint avec la couleur de mon âme ! C’est pour ça que je me suis retrouvée dans cet état émotionnel difficile à expliquer devant ce tableau : je me retrouvais devant ma propre vibration !! Comme quoi, il y a 25 ans en arrière, j’avais eu un joli message de mes guides : « Regarde qui tu es ! Regarde comment tu vibres….. ». Mais je n’étais pas encore prête à l’entendre.

Les Thanatonautes

les-thanatonautesPlus récemment et beaucoup plus significatif par rapport à ce que je fais aujourd’hui, il y a eu une lecture. Tout comme l’Art Pictural, j’ai toujours beaucoup aimé lire. Lire m’apaise, me nourrit, me fait grandir et voyager. J’ai donc dévoré des centaines et des centaines de bouquins. Puis un jour, j’ai découvert « les Thanatonautes » de Bernard Werber. Dans ce livre, mon Bernard (oui, je suis complètement raide dingue de cet auteur depuis !!), donc MON Bernard raconte l’histoire de deux jeunes chercheurs qui veulent explorer le monde des morts. Ils inventent alors une méthode et commencent des voyages réguliers de « l’autre coté », partant de plus en plus loin et de plus en plus longtemps. L’au-delà devient une « Terre » accessible à tous. Ils en dressent même une carte géographique. Puis, des concurrents arrivent. Une vraie course effrénée se met en place pour savoir quelle équipe ira le plus loin. Et, chacun tirant la couverture à soi, des « excursions guidées » sont même proposées. Très vite, des panneaux publicitaires accueillent les nouveaux arrivants sur ces contrées nouvellement découvertes, l’homme se sentant obligé de s’approprier cet espace.

Werber réussit à mon sens un vrai coup double dans cet ouvrage : nous montrer que l’être humain est incorrigible et qu’il a absolument besoin, dans toutes situations, de « marquer son territoire » et en même temps, ce livre permet de faire tomber des barrières liées à la peur face à la mort. En effet, l’au-delà devient 20160310_161229une contrée nouvelle à découvrir mais n’est plus ce continent qui nous effraie. Personnellement, c’est CETTE lecture qui m’a ouverte sur « l’autre côté du voile » et qui m’a fait prendre conscience que la mort n’est peut-être pas que ce qu’on nous en dit. Qu’il y a tant de choses à découvrir là bas, sans qu’obligatoirement la peur s’invite au cours de ce voyage. De plus, j’ai adoré le style simple et fluide de Werber. Je me suis dit : « Ah, voilà ! On peut parler de toutes ces choses avec simplicité et humour ! ». Très clairement, je sais que si aujourd’hui j’écris sur ces sujets et que j’essaie de le faire avec simplicité, en cherchant à éloigner la peur au maximum, c’est grâce à ce livre. Cette œuvre m’a révélé mon chemin. Même si je m’en suis rendue compte bien plus tard. C’est d’ailleurs parce que j’écris cet article que j’ai repris ce livre sur ma bibliothèque et que j’ai relu la dédicace que Bernard Werber m’a faite (je vous ai dit que j’étais super fan!!) : « Pour Caroline. Bon envol »…..Quand on sait ce que ce livre m’a apporté, le terme d’ « envol » est plutôt bien choisi !

C’est lors d’une séance avec Lionel Aobdia, bibliothérapeute (regarder ici) que j’ai réalisé l’importance de cette œuvre pour moi. En effet, au cours de ses séances, Lionel nous demande si certaines lectures nous ont touchés plus que d’autres. « Les Thanatonautes » est arrivé spontanément dans mon esprit ! Dix ans après l’avoir lu, je comprenais l’impact de ce livre sur toute ma vie actuelle. Nous avons également échangé sur le fait que je m’excusais presque d’apprécier ce « type » de littérature : simple, de type science-fiction, bref, tout sauf de la « grande » littérature. Lionel m’expliquait à quel point il peut être exaspéré par le fait que certaines lectures soient dénigrées. Et que pour lui, à partir du moment où un livre, une œuvre nous transcende ou nous révèle à nous-même, elle a fait son job ! Que ce soit un roman de série B ou un Goncourt ….En effet, une œuvre qui va nous toucher est simplement en résonance avec notre énergie. L’énergie de l’œuvre va faire vibrer notre propre énergie. Il n’y a donc pas de place ici pour la critique artistique…..

Ces œuvres qui nous révèlent

J’ai eu envie pour terminer cet article, de demander à Lionel pourquoi, d’après lui, une œuvre fait parfois autant résonance à l’intérieur de nous. Voici sa réponse :

La question procède d’une alchimie complexe. Pour moi il y a des ressorts assez identiques à une véritable rencontre amoureuse. Ce qui se joue possède une part de rationnel que l’on peut décrypter et analyser mais conserve une part importante de magie. C’est également pour cela que certaines œuvres, qu’elles soient livre, musique, peinture, sculpture, danse etc nous sont conseillées , avec pertinence car nous aimons des choses semblables, mais ne font finalement pas mouche ! Il reste donc une part importante de mystère dans la fonction d’émouvoir, qu’elle provienne du sujet ou de l’objet.

Je peux prendre un cas précis d’un des livres qui m’a le plus apporté, ma liste de « livres lumières » est un peu plus longue, mais j’en isole un. Une œuvre littéraire donc qui m’a particulièrement touché. En 2004 j’ai lu « Ensemble, c’est tout » d’Anna Gavalda. D’un roman populaire (et je revendique ce terme que j’adore – pour les livres, le cinéma, la musique etc ) j’ai pris beaucoup de plaisir. Sur le moment, après l’avoir terminé et même maintenant donc à très long terme.

01D’abord je me souviens parfaitement de la couverture ! Elle avait conditionné mon achat : plein de craies de toutes les couleurs : si chaque couleur symbolise une émotion ou une qualité on peut imaginer une palette très large dans ce livre. A cette époque aucune analyse de ma part, juste une envie, à l’intuition, et un achat. Je ne connaissais pas du tout l’auteure, n’en avais même jamais entendu parler. Je ne connaissais rien aux émotions (à part les ressentir et les subir!). Et tout au long de ce roman, je vivais ma vie (avec de réelles difficultés dans tous les domaines) tout en ressentant beaucoup d’espoir pour les protagonistes de l’histoire. Le fil du livre était comme ma vie, un cours d’eau vivifiant, irrégulier mais suivant son cours avec conviction et dynamisme. Je passais par toutes les émotions en lisant, et je comprenais que la vie était ainsi : une succession de péripéties, d’aventures, de choses à régler, de défis à relever et de décisions, parfois difficiles et lourdes de conséquences à prendre !

Près de 10 ans après, et ayant à nouveau vécu beaucoup de changements dans tous les domaines, j’ai fait de la bibliothérapie mon métier (mot que j’ignorais totalement à cette époque, et je ne pouvais même pas imaginer avoir un métier en lien avec les livres!). J’ai appris depuis les subtilités de l’association d’un livre à une personne, beaucoup par l’expérience et en me fiant à mes intuitions. La première des choses donc c’est que je ressens profondément les personnes avec qui je travaille (ou que je croise parfois dans ma vie quotidienne). Le livre ou les livres que j’associe à une personne que je vois, je le peaufine en ressentant les interactions entre son corps, ses émotions et les pensées ou images qui s’y mêlent. Le passé, et même des vies antérieures ou tout simplement de fortes résonances avec des personnes réelles ou fictives, m’apparaît. J’essaye donc de trier toutes ces informations pour les confronter à mon « disque dur » et piocher les bonnes références.

intuitionJ’emmagasine beaucoup d’informations depuis tout petit sur les livres, les films. Et ayant une excellente mémoire en général, je stocke et je n’y pense plus. Quand une personne est associée à un « besoin » , l’œuvre se présente naturellement. Il m’arrive même d’avoir des associations sans que l’on ne m’ait rien demandé ! (et ça depuis des années et des années – je passais mon temps à dire : tu devrais lire tel livre, regarder tel film-), j’ai appris à ne pas interférer – à me taire!- s’il n’y a pas de demande : consciente ou inconsciente. La plupart du temps, les personnes qui me consultent prennent les informations qui leur sont lisibles immédiatement, et ensuite petit à petit prennent conscience de ce qui se révèle à elles. Évidemment, plus la liste est longue, plus les informations sont multiples et riches. Mais c’est un réel processus de connaissance de soi qui s’opère et le temps est variable dans ce schéma. Plus la volonté d’évoluer est réelle, plus rapide est le résultat.

Ainsi, certaines œuvres nous transcendent et nous révèlent. C’est autant de façons de recevoir des messages de « là-haut », nous aidant à trouver notre chemin et à comprendre qui l’on est tout au fond de nous et ce que nous sommes venus vivre et expérimenter en nous incarnant. Alors, là aussi, ouvrons les yeux et tous nos sens pour nous laisser captiver par la magie de l’Art et de tout ce que ces œuvres ont à nous dire….Et vous ? Avez-vous des œuvres qui vous ont révélé ?

(Pour retrouver Lionel et ses conseils connectés et éclairés, c’est par ici)

Caroline Morel, alias Mademoiselle Bien-être